Je sais que tu ne seras jamais à moi.

Et pourtant je ferme les yeux pour imaginer ce que serait un monde dans lequel nous serions ensemble.

Dans mon imagination, tout ralentit. Le monde devient plus doux. Les gestes les plus simples prennent la forme d’une promesse.

Mais l’imagination reste un lieu fragile : elle console sans abolir l’absence. Elle dessine une beauté qui n’efface pas le réel, mais permet peut-être de le traverser autrement.