Ce texte de Voltairine de Cleyre met en scène un dialogue simple et puissant entre la vie et la mort. Sa force vient de la sobriété du dispositif : quelques paroles suffisent à faire apparaître la fatigue, la lutte, l’espérance et l’inconnu.
J’y vois une manière très dense de poser une question difficile : qu’est-ce qui nous fait continuer, malgré la douleur, les déceptions et l’usure du monde ?
Certains textes ne cherchent pas à résoudre quoi que ce soit. Ils ouvrent plutôt un espace de méditation. Celui-ci en fait partie.