En mai, j’ai conduit une mission de third-party monitoring (TPM) depuis Bamako jusqu’à Mopti, puis par route vers la zone de Koro en passant par Bandiagara et Bankass.

Le choix de voyager par route n’allait pas de soi. Les conditions d’accès étaient mouvantes, les informations changeaient rapidement, et la présence sur le terrain impliquait une part importante de risque et d’incertitude.

Mais la vérification indépendante suppose précisément cette présence. Elle exige d’observer, de discuter, de confronter les récits et de documenter ce qui peut l’être malgré les contraintes.

Cette mission m’a rappelé, une fois de plus, combien la production de connaissance en contexte fragile demande à la fois prudence, méthode et engagement.